Une transmission familiale et symbolique au cœur du Domaine du Haut Puiset

 

Le Domaine du Haut Puiset a vécu un moment fort en émotion et en symboles avec l’intronisation de Florian Denis au sein de la Confrérie de Joachim du Bellay.

Cette cérémonie s’est tenue dans un lieu chargé d’histoire : la cave même où, vingt ans plus tôt, Gérard Denis, son père, avait été intronisé à son tour. Un retour aux sources, empreint de mémoire, de transmission et de fierté familiale, qui illustre parfaitement l’attachement du domaine à ses racines et aux valeurs du vignoble ligérien.

 

Une première historique pour le Domaine du Haut Puiset

 

Cet événement marque également une première historique :

Florian Denis est le premier du domaine à pouvoir revêtir officiellement la tenue de la confrérie. Plus qu’un honneur, ce geste symbolise l’engagement d’une nouvelle génération à faire vivre les traditions viticoles, à défendre la culture du vin et à perpétuer un savoir-faire transmis de père en fils.

 

Entre héritage et avenir

 

Être intronisé au sein de la confrérie de Joachim du Bellay, c’est rejoindre une communauté qui œuvre pour la valorisation des vins, du patrimoine et de l’identité culturelle de l’Anjou. Pour Florian Denis, cette intronisation résonne comme un passage de relais, mais aussi comme une responsabilité tournée vers l’avenir : continuer à faire rayonner le domaine tout en respectant l’histoire qui l’a façonné.

Le Domaine du Haut Puiset est fier de cette reconnaissance, qui s’inscrit dans une continuité familiale rare et précieuse, et remercie la confrérie pour ce moment d’exception, placé sous le signe de la tradition, de la transmission et de la passion du vin.

 

Retrouvez le discours de Florian :

 

Mesdames et Messieurs, chers membres de la confrérie, chers amis,

 

C’est avec une grande émotion et une profonde gratitude que je me tiens devant vous aujourd’hui pour recevoir cette tenue au sein de la confrérie Joachim du Bellay, dans cette même cave où mon père et mon oncle furent intronisés avant moi.  C’est un passage de témoin, une continuité familiale qui me tient particulièrement à cœur.

 

Dans ses vers empreints de nostalgie, Joachim du Bellay chantait son amour pour cette terre angevine qui l’a vu naître. Lui qui, depuis l’Italie, rêvait de retrouver cette douceur, les coteaux et la Loire, nous rappelle combien nos racines sont précieuses.

J’ai eu la chance de partir à l’autre bout du monde, en Australie, pour y faire les vinifications. J’y ai découvert d’autres terroirs, d’autres façons de travailler le vin, d’autres horizons. Mais, comme notre poète ligérien, c’est ici, sur ces terres baignées par la Loire, que je ressens le véritable attachement à un vignoble, à une histoire, à une identité.

 

Car être vigneron, c’est bien plus qu’un métier, c’est un engagement. C’est le respect du temps long, des saisons qui façonnent nos ceps et de la main patiente qui les accompagne. C’est savoir que chaque vendange est une page de plus dans un livre que l’on écrit année après année, génération après génération. Ce livre, mon père et mon oncle y ont contribué avant moi, et c’est avec une immense fierté que je perpétue aujourd’hui cette tradition, dans cette confrérie qui leur a déjà fait honneur.

 

Mais aujourd’hui, un constat s’impose à nous. Les jeunes générations se font de plus en plus rares dans nos confréries. L’attachement aux traditions, à notre patrimoine, semble s’effriter face aux modes et aux évolutions de la société.

Également, la perte de la culture du vin. Trop souvent, nous voyons le vin réduit à un simple produit de consommation, quand il est en réalité bien plus que cela. Il est le fruit d’un terroir, d’un savoir-faire, d’une transmission. Il est un langage, une mémoire, une identité. Et pourtant, sa place sur nos tables, dans nos échanges, dans notre quotidien, recule.

 

Face à cela, nous avons un devoir : celui de résister. Résister à l’oubli, résister à l’uniformisation, résister à la disparition de ce qui fait notre richesse. Cette confrérie, par son engagement, par son esprit de transmission, est un rempart contre cette érosion. Nous devons continuer à porter haut et fort ces valeurs, à défendre notre culture, à faire découvrir et aimer le vin comme il mérite de l’être. Car le vin n’est pas qu’une boisson, il est un lien. Un lien entre les générations, entre les hommes et leur terre, entre le passé et l’avenir.

 

Alors, à vous tous qui faites perdurer ces valeurs avec passion et convivialité, je lève mon verre ! À notre belle Loire, à notre confrérie, et à ce vin qui, à travers les âges et les générations, continue de nous rassembler.

 

Merci à tous !

 

https://www.confreriejoachimdubellay.com/